La méthodologie
La méthodologie de travail est basée sur le protocole de dépouillement de la presse écrite proposé par l’Observatori de Neologia de Barcelone, groupe instigateur du réseau NEOROM. Le classement des néologismes retenus se fait selon leur mode de formation (néologisme formel par suffixation, préfixation, suffixation et/ou préfixation, composition, composition savante, lexicalisation, conversion syntaxique, syntagmation, siglaison, acronymie, abréviation, variation, néologisme syntaxique, néologisme sémantique et emprunt). Les néologismes sont recueillis sur la base d’un critère d’exclusion lexicographique; c’est-à-dire qu’ils ne sont retenus qu’au terme d’une validation dans un corpus d’exclusion composé du Dictionnaire québécois d’aujourd’hui et des éditions les plus récentes du Petit Robert et du Petit Larousse. Seuls les néologismes non présents dans ces dictionnaires (en entrée ou en exemple) font l’objet d’un traitement à l’OBNEQ. Ainsi, les néologismes traités peuvent être regroupés dans deux catégories : néologismes représentant des réalités en émergence et néologismes qui existent depuis un moment sans avoir fait l’objet d’un traitement dictionnairique. Ces derniers sont intéressants, dans la mesure où l’OBNEQ vise l’actualisation des dictionnaires de langue française. À cet égard, l’OBNEQ a proposé des ajouts de mots français du Québec au Petit Larousse (éditions 2007 et 2008). À titre d'ouvrages de référence, nous consultons également le Trésor de la langue française informatisé (TLFI), le Grand dictionnaire terminologique (GDT) et le Multidictionnaire de la langue française. Chaque néologisme fait l’objet d’un traitement informatisé dans une banque de données Access. Certains de ces néologismes seront diffusés dans le GDT, sur le site de l’OQLF. Par ailleurs, les néologismes devraient faire l’objet d’une publication commune au sein du réseau NEOROM (forme et date à déterminer).
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